Jumelage Ganshoren Rusatira
30ème année – n° 10

octobre 2015

lundi 19 octobre 2015 par Webcomité

EDITORIAL

 Soutenir les gens là où ils veulent vivre :

une piste + une rencontre-débat + une autre piste …

Campagne 11.11.11 de 2015 Protection sociale pour tous au sud comme au nord

C’est le thème de réflexion 2015-16 proposé par le CNCD en écho aux problèmes d’inégalités sociales, aux migrations, aux délocalisations, aux droits reconnus par les Nations-Unies, et à l’évidence qu’il n’y a pas de développement économique stable si le social ne suit pas.

Pour un coup de pouce comme bénévole-vendeur, info dans une école, etc. contactez Arlette au 02/427.68.53 ou gilles.labeeuw@skynet.be

Geneviève DAMAS à La Villa
mardi 1er décembre à 19h

’Migrants, Lampedusa, Actions Nord-Sud, Jumelages … Comment soutenir la vie des gens, là où ils désirent vivre ?’

Auteur de romans, théâtre, nouvelles,envoyée par Le Soir à Lampedusa en juin 2015, Geneviève Damas excelle dans la description humaniste des gens et des situations de vie, en laissant au lecteur le soin de tirer ses propres conclusions [en détails, c’est ici].
Une occasion d’échange d’idées et de rencontre avec la nouvelle génération d’écrivains belges.

Soutenir les gens du Sud grâce à leur travail artisanal

[voir l’article ‘cartes de vœux’]2. carte de voeuxCes cartes de vœux en feuilles de bananier - Noël, événements de la vie, animaux - feront des heureux ici comme là-bas !

↑ début de l’article ↑

Rapport de la réunion du 29 septembre :

 Suivi de la visite d’Eugène, projet ‘Chez les marraines de Rusatira’, activités à Ganshoren

Présents :Guy Guilliams, Arlette et Gilles LABEEUW et Josiane ROMPTEAU.

Excusés :Henri CANART, Monique LEBOUTTE

1 Nouvelles de Rusatira, des étudiants parrainés

  • reçu un e-mail de François concernant le projet « chez les marraines de Rusatira » : le comité de pilotage s’est réuni le 27 août : « le projet chez les marraines » [voir ci-après]
  • Eugène nous a donné 13 lettres d’étudiants parrainés écrites en août pendant leurs vacances.
  • L’année académique 2015-2016 a débuté, nous nous renseignons pour les bourses d’études.

2. Suivi de la visite d’Eugène Niyigena

La visite d’Eugène aura permis – à travers lui- d’exprimer la satisfaction dans les actions à Rusatira, par le jumelage avec l’appui de l’APROJUMAP, aussi bien dans les grands projets comme REPRECO, que les actions annuelles comme les petits projets ou les bourses d’études aux étudiants. Et aussi de mieux comprendre les situations en Belgique et au Rwanda, en espérant trouver des pistes pour continuer un grand projet à finalité sociale.

Par ailleurs, nous avons complété et signé la convention entre l’APROJUMAP et notre comité comme indiqué par Eugène. Les tâches liées au projet « chez les marraines » ne sont pas comprises dans les « activités habituelles du jumelage » couvertes par le montant de la convention.

3. Projet « chez les marraines de Rusatira »

Le rapport par François de la dernière réunion du comité de pilotage, nous a fait mieux comprendre le point de vue de Rusatira-Kinazi sur la question. Ce projet est attendu pour contribuer à l’amélioration du bien être de 2 groupes de personnes très vulnérables à savoir les nourrissons orphelins ou abandonnés et les veuves les plus âgées qui n’ont pas quelqu’un auprès d’elles pour les aider dans la vie quotidienne.

Le premier besoin semble être celui des veuves âgées (4 pour l’instant) qui ont besoin d’une assistance. Le second besoin, (les nourrissons orphelins) est moins important car il y en a peu dans la zone concernée (4 en moyenne par an) et la période où ils doivent être gardés dans la maison est courte, quelques semaines maximum, car ils sont accueillis très vite par une famille d’accueil « provisoire » avant leur adoption.

Le comité de pilotage a aussi ses souhaits quant au bâtiment principal accordé par les autorités du secteur Rusatira et du district Huye : il devrait être transformé et composé de plusieurs pièces notamment une salle un peu plus grande pour les réunions et accueil des visiteurs, une salle de réfectoire, 2 chambres à coucher pour les veuves, 2 chambres à coucher pour les bébés, une pièce magasin ainsi que 2 douches et latrines dans la partie extérieure de la maison. Il fut aussi une annexe pour la cuisine et latrine.

D’autre part, le comité de Ganshoren ne désire pas prendre en charge le projet au-delà de 4 ans, même si des aides ponctuelles (monitrices de santé pour une courte durée, petits projets) restent possible. Notre comité estime que nous devrions disposer pour la suite des 2 éléments suivants : préciser comment le projet sera pris en charge après 4 ans, disposer d’un devis des travaux nécessaires à la maison pour démarrer le projet.

4. Petits déjeuners de la solidarité Nord-Sud et opération 11.11.11

  • Activité organisée par l’échevinat de la solidarité Nord-Sud avec l’aide du comité de jumelage et du wereldwerkgroep au profit de l’Opérations 11.11.11 Fr. et Nl. L’horaire de préparation de la salle et des petits déjeuners est établi. [NDLR grand succès, avec plus de 100 personnes !]
  • La vente des produits 11.11.11 se fera les vendredi 6 et samedi 7 novembre au Basilix et au magasin Carrefour, les demandes d’autorisation dans les églises de Ganshoren et Koekelberg ont été faites pour le week-end du 7- 8 novembre. Reste à trouver les vendeurs !

5. Divers : les cartes de vœux mieux présentées sur notre site www.ganshoren-rusatira.be

Guy (créateur de notre site web) propose d’améliorer la promotion des cartes de vœux rwandaises sur le site. Le site a été complété avec tous les sujets des cartes, et Guy propose un projet de texte avec formulaire de commande, prix avec frais d’envoi. Guy demande que le comité finalise le contenu à mettre sur le site et conseille de le faire rapidement car la période de fin d’année est plus propice à l’achat de cartes de vœux.

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L’Opération 11.11.11

 Campagne 11.11.11 de 2015 « Protection sociale pour tous »

Imaginons quelques scénarios : vous tombez malade et vous ne pouvez payer vos soins, ou vous perdez votre emploi et vous êtes sans revenus, votre récolte est ravagée et vous n’avez rien à manger, vous travaillez toute votre vie et vous ne percevez pas de pension pour vos vieux jours….

Voilà la réalité pour 73% de la population mondiale, où la protection sociale est nulle ou incomplète.

Cette protection couvre seulement 27% de la population mondiale, malgré son rôle de levier dans la lutte contre l’inégalité sociale, et son rôle motivant indispensable à un développement économique stable.

La protection sociale est un droit reconnu par l’ONU, mais l’inégalité sociale augmente partout dans le monde. En Grèce, 28% de la population se retrouve sans couverture de santé. Plus de 15% des Belges vivent sous le seuil de pauvreté (1.074 €/mois). Dans le monde, ils sont 800 millions sous le seuil de 2 €/mois.

Pendant 2 ans, le CNCD avec l’aide d’associations et de volontaires va sensibiliser le public à la « la protection sociale pour tous », par exemple en soutenant l’Asia Floor Wage Alliance, qui vise à garantir un salaire minimum aux travailleurs des usines textiles d’Asie où sont fabriqué les vêtements vendus ici.

Vous pouvez soutenir cette campagne en signant la pétition sur le site www.protectionsociale.be.

Vous pouvez soutenir aussi cette campagne en participant à l’Opération, du 5 au 15 novembre, comme ‘vendeur bénévole’ – ou simplement ‘acheteur’ – pour du cacao (5 €), un set de 10 cartes de vœux (10 €), un livre de recettes des ‘chefs étoilés wallons’ (10 €), le nouveau set de ‘cartes à Kroll’ avec autocollants (10 €), ou le très beau calendrier du monde (20 €).

Nous avons vraiment besoin de bénévoles, contactez nous au 02/427.68.53 ou via gilles.labeeuw@skynet.be

Comment est utilisée votre participation ? Tous les renseignements sont sur le site du CNCD : www.cncd.be

Dans les projets en cours, vous y trouvez « relever le défi de l’énergie renouvelable au Rwanda » 

C’est un projet de Vétérinaires sans Frontières (VSF) et de son partenaire local Imbaraga, association d’agro-éleveurs, pour promouvoir l’énergie renouvelable chez les éleveurs des petites exploitations laitières.

Grâce au projet sont installés des bio-digesteurs alimentés par la bouse des vaches et chêvres. Celle-ci est transformée en gaz méthane, et utilisée pour la cuisine et l’éclairage. Un progrès économique, écologique mais aussi sanitaire, car sans les particules toxiques produites par la combustion du bois ou du charbon. plus de détails sur le projet VSF proprement dit

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Nouvelles de Rusatira-Kinazi :

‘Je suis premier de classe,

 grâce à votre appui, je peux essayer de devenir un véritable homme’

mercis, travail, sécheresse, maladies : les étudiants boursiers du secondaire nous écrivent

Eugène Niyigena nous les a confiées lors de sa visite en septembre, ces lettres de Chantal, Gad, Noëlla, Jean-Claude, Jennifer, Egide, Diane, Jean-Damascène, Eugène, Jean-Léopold, Boris, Deborah et Tuyishime, écrites en août. Elles ont été réunies grâce au travail de suivi (photo) de François Habimana de l’APROJUMAP.

Dans un anglais de plus en plus soigné, tous nous remercient chaleureusement. Ils détaillent leurs efforts scolaires, en particulier les élèves de 6e qui vont préparer l’examen national qui ouvre l’enseignement supérieur.

Certains ont de très beaux points, malgré que beaucoup aient dû résister avec courage à des maladies. « Ma maladie ne change pas, ma main droite ne marche pas ». « C’était difficile pendant les examens car mes yeux ne voyaient pas bien, même quand il y avait beaucoup de lumière en journée ».

Dur, dur aussi le 2ème trimestre de l’année scolaire (année qui commence en janvier), car « caractérisé par le soleil, aucune pluie ». « Il y a eu un problème d’eau, on n’a pas trouvé d’eau près de l’école pendant 2 mois ».

Mais aussi : « Je suis en vacances, j’essaie d’aider ma famille [d’adoption] dans leurs différentes activités »

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Mardi 1er décembre à 19h, à La Villa (pl. G. Gezelle 26)

 rencontre-débat avec Geneviève Damas :

Migrants, Lampedusa, Actions Nord-Sud, Jumelages …

Comment soutenir la vie des gens, là où ils désirent vivre ?

Entrée libre – Réservation souhaitée via 02/420.37.27 ou info@lavillaculture.be

Geneviève Damas

Geneviève Damas (1970) est appréciée comme une des meilleures auteures belges dans la description des situations humaines. Son œuvre abondante et variée – romans, nouvelles, théâtre - a fait l’objet de nombreuses distinction, belges, françaises et québécoises.

Citons, parmi d’autres [1]

…ses pièces de théâtre

Molly à vélo’ (2004) Prix du Théâtre (Belgique 2004),

et Coup de cœur lycéen de Loire-Atlantique 2006

Le pays sans anniversaire’ (2009, marionnettes)

Lauréat du Créa-Théâtre de Tournai

’STIB’ (2010, inspirée par le bus-tram-métro bruxellois)

Prix littéraire du Parlement de la Comm. Wallonie-Bxl

…ses romans

Si tu passes la rivière’ (2011) Prix Rossel 2011, et Prix des Cinq Continents (Organisation de la Francophonie 2012)

Histoire d’un bonheur’ (2014) Prix des Lycéens du Plus beau regard sur les êtres (Commun. Wallonie-Bxl 2015)

Observatrice de l’homme par sa plume et son cœur, elle est envoyée en juin 2015 à Lampedusa par le journal Le Soir. Elle part avec sa fille Georgia de 18 mois, et témoigne chaque jour de la situation des réfugiés [2].

Elle parle aux habitants de l’île et aux carabinieri, montrant les sentiments d’humanité et d’empathie, au-delà de la routine et des habitudes. Elle parle à des migrants, installés en Europe parfois depuis longtemps, et qui attendent un ami ou un fils qui essaie de venir en Europe, et dont on n’a plus de nouvelles depuis la Libye. Elle parle à des mamans qui ont comme elle de petits enfants dont elles voudraient assurer un avenir meilleur. Elle parle à des jeunes pour savoir pourquoi ils ont quitté leur pays d’Afrique ou d’ailleurs.

au cimetière de Lampedusa, la parcelle des 'migrants inconnus' - photo LeSoirAu cimetière de Lampedusa, note-t-elle, une parcelle est réserve aux corps de migrants qui n’ont été réclamés par personne [photo LeSoir].

« Si on souhaite se défaire de la lourdeur du monde, on ne s’envole pas pour Lampedusa. »

« Si je m’en vais, personne ne témoignera plus de ce qui se passe ici »

Comment soutenir les gens là où ils désirent vivre, pour éviter de tels malheurs ?

Quelles sont les actions possibles de la solidarité nord-sud ?

Le regard de Geneviève Damas peut nous inspirer.

Rendez-vous au mardi 1er décembre !

[1] On trouvera plus de renseignements et de liens sur Wikipedia //fr.wikipedia.org/wiki/Geneviève_Damas

et sur le site de l’auteure même http://www.genevievedamas.be/

[2] Les chroniques envoyées par Geneviève Damas sont sur www.lesoir.be/tag/chroniques-lampedusa (payant, par ex. 1 € / 24h)


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