Jumelage Ganshoren Rusatira
32e année – n° 2

février 2017

dimanche 19 février 2017 par Webcomité

Editorial :

 9 nouveaux jeunes parrainés à Rusatira, appuis de la CTB, n’hésitez pas, dessinez !

Çà y est, le comité de jumelage de Rusatira-Kinazi a déterminé ce 27 janvier les 9 nouveaux étudiants qui seront soutenus par le jumelage pour leurs études secondaires supérieures c’est ici.

Pour s’y retrouver parmi les 30 dossiers sociaux rentrés par les écoles, le comité, aidé par l’Aprojumap, a établi une grille de critères, pour retenir les 9 bénéficiaires, 8 filles et 1 garçon.

Nous découvrons ainsi un peu des difficultés des familles indigentes, avec des jeunes qui ont des capacités d’études et doivent abandonner les études pour faire des ménages. Ou des orphelins qui ne reçoivent pas leur diplôme de réussite en fin d’année, car ils n’ont pas réglé la totalité du minerval.

Grâce au Jumelage, mais surtout grâce à leur travail dans un environnement difficile (dur, l’absence d’électricité), ils pourront acquérir un diplôme, gagner leur vie comme enseignant, ou un autre métier.

Des opportunités pour sortir de la pauvreté sont aussi présentées dans la 1ère Newsletter de la Coopération belge au Rwanda (CTB), comme le soutien de la CTB au système rwandais de mini-crédits pour les associations, ou son appui aux ‘écoles pour fermier dans son champ’, qui tentent d’ouvrir des portes dans une économie qui ignore les démunis.

Le thème du concours de dessin des 45 ans du Jumelage est « Unis on est plus forts ». Alors, si vous trouvez une inspiration dans les deux actions précitées – bourses du Jumelage, et appui aux initiatives locales de la CTB – n’hésitez pas, dessinez ! Le concours est ouvert aux écoles et à tous, le règlement est ici

Gilles Labeeuw

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Rapport de la réunion du 24/01/2017

 Décès de Mr Gillard, élèves parrainés, dr Mukwege et 45 ans du Jumelage

Présents : Henri CANART, André DEMARQUE, Arlette et Gilles LABEEUW, Monique LEBOUTTE,

Karima SOUISS et Agnès STIERNET

0. Hommage à notre ancien bourgmestre Hervé Gillard

A la demande de l’échevine de la solidarité Nord-Sud, Karima SOUISS, la réunion débuta par une minute de silence en hommage au bourgmestre Hervé Gillard, décédé le 18/1 après une longue maladie.

1. Nouvelles de Rusatira, des étudiants parrainés ou boursiers

  • Reçu un e-mail d’Eugène Niyigena (5/01) demandant à notre comité de payer le minerval des étudiants parrainés pour qu’ils ne manquent aucun cours, la rentrée des classes est fixée au lundi 23 janvier.
  • Réponse de notre président demandant le résultat des élèves parrainés en 2016.
  • Reçu réponse de François Habimana (9/01) donnant ces résultats et au mail était joint des lettres de vœux des élèves parrainés et des élèves recevant une aide pour le repas de midi voir le journal n°1 de janvier.
  • Le trésorier a donc pu verser le 12/01 le minerval du 1er trimestre pour 20 élèves (11 anciens + Jean-Paul qui avait renoncé à l’école de vétérinaire à cause du supplément de minerval et 8 nouveaux), versé 1560 €.

Le trésorier a aussi versé l’argent pour les repas de 92 élèves inscrits dans des écoles de « base » où l’enseignement est gratuit mais dans ces écoles le repas de midi est obligatoire et payant ce qui peut-être un empêchement de fréquentation de l’école pour les plus démunis, versé 720 €

A ces virements, le trésorier a joint un virement de 900 € pour l’achat d’un premier colis de médicaments.

2. Projection du film sur le docteur Mukwenge : « L’homme qui répare les femmes »

L’initiative du Wereldwerkgroep est appréciée. Elle s’intègre à l’année des 45 ans du Jumelage par une ouverture plus globale sur la Région des Grands Lacs. Mais il est trop tard pour faire de la publicité dans « Info-Ganshoren » (commune) et dans « Le Trait d’Union » de La Villa. Le film sera annoncé sur le site facebook de la commune, et sur le site facebook et dans la newsletter de La Villa. La publicité sera faite auprès de l’URCB (union royale des congolais de Belgique) et Gilles fera un rappel par e-mail.

3. Activité pour les 45 ans du jumelage

  • Concours de dessins  :

Quelques réponses concernant la participation au concours : l’internat Don Bosco et la maison des jeunes participent au concours, la maison médicale place une affiche et invite ses membres à participer. Il est décidé de faire un rappel, la liste des associations, écoles et mouvements de jeunesse est passée en revue et Karima Souiss nous signale les associations qui seront contactées directement par la solidarité Nord-Sud, le président appellera les autres par téléphone et e-mail.

Prix : reçu une trentaine de BD, des demandes seront faites auprès de commerçants, de la banque où se trouve les comptes de l’ASBL. Karima Souiss nous rappelle qu’il faudra 50 prix au total (Ganshoren et Rusatira, 5 catégories et 5 primés par catégorie). la commune participera à l’achat de prix, par exemple des bons d’achat pour les magasins Oxfam, des tickets d’entrée au cinéma pour les ados, …. Pour le Rwanda, pas de BD en français, mais des livres en anglais, des grammaires anglaises, des calculatrices solaires, lampes solaires, des feutres,... à réfléchir.

Le président rencontrera le responsable du Zeyp et la responsable de la Villa pour l’exposition et le vernissage et le chois de 4 membres du jury, les membres du jury de la commune et du comité de jumelage sont connus :

respectivement Karima Souiss, René Coppens et Monique Leboutte.

4. Divers

  • Le trésorier nous signale que les attestations fiscales pour les dons de 2016 et la lettre de remerciements aux donateurs sont faites.
  • L’ADA a rentré un projet à la DGD, ce projet aura une durée de 5 ans et se fera dans les secteurs jumelés avec une commune belge, donc aussi à Rusatira / Kinazi. La DGD n’a pas encore communiqué le montant du projet financé, mais l’ADA devra donner 20 % du projet, une partie sera donnée par l’Opération 11.11.11 et les jumelages donneront aussi une part.

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Nouvelles du RWANDA :

 Extraits de la 1ère Newsletter de la Coopération Belge au Rwanda

La Coopération belge (CTB) au Rwanda lance une Newsletter trimestrielle, préfacée par l’Ambassade de Belgique, que nous a transmis Eugène Niyigena de l’Aprojumap. Notons que la CTB et l’ambassade au Rwanda sont déjà sur facebook.

La Newsletter est sur www.flipsnack.com/BTCRWANDA/newsletter-of-belgian-development-cooperation-in-rwanda.html

On y découvre un éventail d’activités qui montre que les 3 domaines de la coopération au niveau fédéral (donc hors Régions et Communautés, et hors projets portés par les ONG) – santé, énergie, décentralisation – sont pris au sens large.

La Newsletter, en anglais, montre la coexistence du commerce équitable et du libéralisme économique, et le succès des acronymes, néologismes et outils informatiques au Rwanda comme en Europe. En voici le résumé.

Appui au LCF, Local Competitiveness Facility, un système de (mini-)crédits pour petites associations

Le LCF est un programme du gouvernement rwandais lancé en nov. 2016 pour encourager le développement économique local, avec l’appui de la CTB pour l’aspect ‘décentralisation’.

Il permet la création de petites entreprises par des prêts, avec un volet prévu pour les associations de fait ou petites coopératives (prêts de 6.000 € à 12.000 €, dont l’association doit apporter 10% en cash ou nature) et un autre volet pour les associations plus grandes. En phase de test, 4 des 30 districts du Rwanda sont concernés, pour 500 associations [NDLR pas Huye qui couvre Rusatira-Kinazi, mais bien Rutsiro où vivait Agnès Stiernet].

La Newsletter montre l’exemple (photo) d’une coopérative d’artisanat local, et renvoie vers le site www.lcf.rw

Le Programme d’Appui à la Reforestation PAREF vise la gestion des forêts et de l’énergie de la biomasse

Le PAREF est un programme soutenu par la Belgique pour lutter contre la déforestation du Rwanda, depuis 2011 avec PAREF Be1 et 2 [NDLR mais Internet parle de phases antérieures PAREF Nl, réalisées avec les Pays-Bas].

Le PAREF Be2 clôturé le 1er décembre 2016 a permis de mettre en place un inventaire régulier des ressources, ce qui a donné quelques constats alarmants : la forêt produit par an 2,3 Modt (millions de tonnes de bois sec) alors que la demande est de 5,9 Modt en 2015 et attendrait 6,8 Modt en 2020. Ce qui explique que la surface de forêts a diminué de 11,4% de 2009 à 2015.

Et ce qui explique aussi que la coopération belge compte encore investir 3 millions d’euros en 4 ans dans les plans de management des forêts par district (District Forest Management Plans DFMP). Ces plans prévoient notamment la division des forêts en unités de management (FMU) de 200 ha, qui seraient confiées à des exploitants privés sur base d’un cahier des charges strict de sylviculture et de ‘gestion durable’.

Les inventaires montrent en effet qu’une gestion plus rigoureuse des forêts permettrait d’amener la production de bois, de 8,66 m³/ha/an (2015) à l’optimum de 16 m³/ha/an. De même, l’encouragement de l’agroforesterie, c’est-à-dire l’agriculture en sous-bois, permettrait d’étendre la surface boisée sans diminuer les surfaces cultivées.

[NDLR les références sur Internet sont nombreuses, voir par ex. //parefrwanda.blogspot.be/ ]

Des coopératives forment les facilitateurs pour ‘Écoles du fermier dans son champ’ (FFS Farmer field school)

L’idée d’envoyer sur les collines des facilitateurs qui assurent une formation sur le terrain, dans les champs, existe depuis quelques années au Rwanda, et donne de bons résultats. FFS Farmer field school

Au point que le gouvernement crée des coopératives de district pour assurer la formation de ces facilitateurs FFS.

Au point aussi que des ONG signent des accords avec ces écoles pour aider la réalisation de projets locaux.

Au point enfin que l’OCDE a nominé le programme des FFS dans ses prix d’assistance au développement 2015.

La Newsletter a interrogé le responsable d’une de ces coopératives, celle du district de Rubavu (autour de Gisenyi), qui est très enthousiaste [voir photo d’un FFS, de Dieter Telemans] , et explique comment sa coopérative facilite l’enseignement. Les coopératives FFS sont présentes dans 29 districts sur 34, avec plus de 2.500 facilitateurs et plus de 260.000 agriculteurs concernés [NDLR près de 10% des familles].

Voir le prix OCDE : www.minagri.gov.rw/index.php?id=469&L=0&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1250&cHash=a750558b706fa313e6d79a8c909bf9ca

Voir les FFS dans les projets d’agroforesterie : //www.rnanews.com/economy/10352-2015-06-17-14-47-47

La Newsletter annonce aussi …

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Nouvelles de Rusatira

 Le comité de Jumelage rwandais a choisi 9 nouveaux étudiants parrainés

(extraits des e-mails de François Habimana de l’Aprojumap, facilitateur du Jumelage)

Le comité de jumelage de Rusatira-Kinazi a choisi les nouveaux élèves parrainés lors de sa réunion du 27 janvier, parmi les 30 dossiers d’enfants qui ont été remis au comité pour l’assistance aux frais scolaires. étudiant(e)s parrainé(e)s 2017

[Il y avait à choisir] 9 nouveaux et pas 8 comme prévu, parce que Jean Paul a décidé de continuer en 5ème au Groupe scolaire Buhimba (enseignement de base gratuit) au lieu de reculer en 4ème à l’école agri-vétérinaire de Kabutare en section de food processing (préparation des aliments).

La sélection a été faite suivant ces critères :

  • Enfant orphelin de père et mère (adoptif dans une famille pauvre ou enfant non accompagné),
  • Orphelin d’un parent pauvre,
  • Enfant qui a des parents indigents (attestés par les autorités de cellule et secteur) ou ancien bénéficiaire des projets SOLIVES ou Amis d’ATD-Quart-Monde,
  • La section à suivre surtout technique ou métier et ses points,
  • Niveau d’étude, donc celui qui est déjà en 5ème ou 6èmequi risque d’arrêter les études.

Les élèves retenus sont les suivants [voir photo, avec 1 absente] :

Marie Claire : Orpheline de mère dont son père a des maladies chroniques. Elle prend de temps en temps des responsabilités de la famille. Par chance, elle a pu terminer la 4ème année au Lycée de Ruhango avec 67.8% en comptabilité car elle était toujours renvoyée à cause du manque de minerval. Comme elle n’a pas l’espoir en lui, elle insiste pour lui accorder une assistance afin de continuer des études.

Claudine : Enfant issu de famille indigente dont ses parents vivent de la location de leurs bras (c’est-à-dire en cultivant dans les champs des autres). Elle a réussi la quatrième année sur 74% en 2015 mais à cause du manque d’argent, elle a resté à la maison toute l’année 2016. Donc, elle demande une assistance pour continuer ses études après une année blanche. Elle étudiait en section ‘Teaching Maths Sciences’ (TSM) à l’école normale (Teachers Training Center TTC) de Muhanga.

Emmanuel : Il vit avec sa mère qui n’est pas capable de lui payer les frais scolaire. C’est un enfant issue de famille d’ami d’ATD. Il est promu en 6e année en section ‘Histoire, Economie, Geographie’ (HEG) au Groupe Scolaire de Bigugu. Depuis la fin de 4ème année, il n’a pas droit de retirer son bulletin car l’école comptabilise toujours une lourde dette qu’il doit régler.

Eugènie : Orpheline de père et mère adoptive à une vieille maman et aussi pauvre qui n’a pas les moyens de lui payer le minerval. Elle a eu 57 points lui permettant d’entrer en 4ème au TTC St Jean Baptiste Cyahinda en section de ‘Teaching Sciences Maths’.

Grace : Orpheline de père dont sa maman est aussi pauvre, Elle a eu 35 points et orienté au Groupe Scolaire Kigeme dans la section ’Physique, Chimie, Biologie’ (PCB).

Bosiane : Elle vit avec sa mère qui n’est pas capable de lui payer les frais scolaires. C’est une enfant issue d’une famille du projet ‘Amis d’ATD-Quart-Monde’. Elle a eu 46 points dans l’examen national, et a été orientée en 4ème construction en VTC (Vocation Training Center) de Mpanda

Ange : Orpheline de père, sa mère est vieille et pauvre. Elle a eu 54 points et a été orientée vers le Groupe Scolaire de Runyombyi dans la section ’Physique, Chimie, Biologie’ (PCB). Elle était toujours à la maison, sans espoir de continuer les études.

Florence : Elle a eu interrompu ses études en 4ème à l’école secondaire Marie Merci de Kibeho car elle avait un problème pour réunir l’argent du minerval. Elle est orpheline de père et sa vieille maman est indigente. Vu l’impossibilité de continuer ses études, elle a travaillé dans des ménages en attendant de regagner l’école. Elle demande une assistance afin de continuer ses études en 5e année section ’Maths Economie Computer’ (MEC).

Alice : Enfant issu de la famille indigente dont ses parents sont dans la première catégorie sociale (cat. A, les plus pauvres). Donc, ils ne sont pas en mesure de lui trouver les frais scolaires. Elle a eu la meilleure note lui permettant d’entrer en 4ème construction à l’école technique de Nyanza. ↑ début de l’article ↑


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