Jumelage Ganshoren Rusatira
33 ème année - n°6

juin 2018

samedi 9 juin 2018 par Webcomité

EDITORIAL

 GANSHOREN, COMMUNE HOSPITALIÈRE, c’est voté !

« Rendons notre commune hospitalière » était le thème de la campagne 11.11.11 de 2017-18, comme présenté dans ‘Jumelage’ de sept. 2017 avec l’invitation au Petit Déjeuner de la Solidarité Nord-Sud.

Comme le dit le site www.communehospitaliere.be, une commune hospitalière s’engage, à son échelle, pour une politique migratoire basée sur l’hospitalité, le respect des droits humains et les valeurs de solidarité, cela en améliorant concrètement l’accueil des migrants et en sensibilisant les habitants.

Rendons notre commune hospitalière Au conseil communal du 31 mai, en votant unanimement la motion rédigée collectivement par tous les grands partis démocratiques présents au Conseil communal, Ganshoren rejoint le groupe des 11 communes engagées, sur les 19 de la Région.

Le site donne les textes votés, et l’état des lieux : ce 3 juin : 58 communes engagées, 11 en pourparlers.

A Ganshoren, la tradition d’accueil par les citoyens est ancienne, avant le Parc Maximilien, avant le génocide au Rwanda et l’asile chilien. Ce 30 mai, une plaque a été inaugurée au 24 rue De Cock, rappelant qu’un ménage a caché là Adolphe Nysenholc, le sauvant ainsi de la Shoah nazie (voir ici.)

Gilles Labeeuw

Rapport de la réunion du 14/05/2018

 Les petits projets 2018 à Rusatira, et le livre de Joseph Ndwaniye à Ganshoren

présents : Abderahim CHERKE, Arlette et Gilles LABEEUW. Monique LEBOUTTE, Josiane ROMPTEAU et Karima SOUISS

ExcusésHenri CANART et Agnès STIERNET

1. Nouvelles de Rusatira : détails sur les petits projets et étudiants parrainés

  • Liens humains : Le dimanche 12 mai, la secrétaire du comité de jumelage a reçu des vœux pour la fête de mères d’un ancien étudiant parrainé et bénéficiant d’une bourse remboursable pour achat d’un PC pour sa dernière année d’études universitaires.
  • Petits projets annuels 2018 : Suite à notre dernière réunion, le président a envoyé un e-mail à François (APROJUMAP) et à Isabelle (présidente du comité) pour les prévenir des petits projets soutenus par Ganshoren (voir le journal de mai), faire quelques remarques sur ces projets et demander des précisions sur des projets qui pourraient être soutenus, François nous a envoyé un e-mail dans lequel il remercie notre comité pour les financements accordés et il nous apprend que lors de la prochaine réunion du comité, les membres discuteront des projets nécessitant des explications complémentaires.

François nous explique aussi pourquoi ils ont choisi d’installer dans les écoles chaque fois 2 citernes de 5 m³ plutôt qu’une seule de 10 m³ : si une citerne est « bafouée », on reste sans rien comme ce qui s’est passé à Katona en 2017. C’est la chance que lorsqu’il y a une citerne abîmée on peut compter sur l’autre qui reste. C’est aussi un autre avantage pour la protection contre les eaux pluviales car ces citernes seront installées sur les 2 côtés différents de chaque bâtiment.

  • Élevés parrainés : François nous donne des nouvelles des étudiants ayant terminés le secondaire en 2017 ; 3 étudiants ont remis leurs fiches de résultats, ils ont obtenu 79%, 72% et 58/73 ; ils attendent leur fiche.

Les 3 premiers étudiants peuvent recevoir leur prime de fin d’études (40 €).

2. Bilan de la première année du projet « LIVE »

Bilan positif pour ce projet sociale « LIVE » (Lutte Intégrée contre la Vulnérabilité et l’Exclusion)

Dans son rapport annuel, l’ADA donne des résultats de ce projet sur les 6 secteurs (c’est ici). Le rapport du projet concernant Rusatira/Kinazi de François Habimana sera mis sur le site web du comité de jumelage, il sera demandé de la mettre sur le site de la commune de Ganshoren.

3. Suite du choix des petits projets 2018

Nous attendons les précisions demandées suite à la réunion d’avril qui nous seront données après la réunion du comité rwandais.

4. Activités à Ganshoren en 2018

  • Après-midi avec Joseph Ndwaniye : présentation de son dernier livre pour enfants « Plus fort que la hyène ». D’abord une animation pour enfants dès 5 ans, l’animateur est trouvé.

Pendant ce temps projection d’un film parlant de la drépanocytose qui pourrait être suivi d’un échange avec Joseph (infirmier). Ensuite, Joseph présente son livre à tous.

Le prix du goûter est fixé à 3 € (crêpe et café/jus).

  • Petits déjeuners de la solidarité Nord-Sud : le dimanche 7 octobre au pavillon des « Tarins » avec des produits locaux et des produits équitables Possibilité d’acheter des produits Oxfam.
  • Marché annuel : Le comité tiendra un stand dans une tente communale le samedi 8 septembre.

5. Divers

La commune de Ganshoren espère devenir une commune du commerce équitable ; pour ce faire une aide du service Solidarité Nord-Sud et du comité de jumelage est demandée. Deux fonctionnaires de Ganshoren (l’employée du service N-S et le coordinateur de l’Agenda 21) ainsi que le président du comité de jumelage participeront le 5 juin à une après-midi d’échanges sur les « Communes du commerce équitable ».

Nouvelles de Rusatira/Kinazi

 Un peu plus sur le projet social LIVE à Rusatira-Kinazi et ailleurs

Depuis un an, un nouveau projet social, LIVE (Lutte Intégrée contre la Vulnérabilité et l’Exclusion, cf Jumelage juin 2017) est réalisé par l’APROJUMAP. Il est piloté par l’ADA (Auto-Développement Afrique) avec l’appui des jumelages (nous intervenons pour 2.500 €), de l’Opération 11.11.11 (nous avons récolté 3.016 €), et de la Coopération belge (cofinancement env. 85%).

Après le bilan 2017 sur Rusatira et Kinazi donné par François de l’Aprojumap (voir Jumelage de mai) voici le bilan global sur les 6 secteurs concernés tel que résumé dans le mensuel de l’ADA.

LIVE vise à améliorer durablement le bien-être et la sécurité alimentaire et économique de 1203 ménages de petits agriculteurs rwandais très vulnérables (environ 5.700 personnes) dans deux districts Province du Sud : Nyamagabe [avec Karama jumelée à Kraainem] et de Huye [Rusatira- Kinazi jumelés à Ganshoren, Mbazi jumelée à Woluwe-Saint-Lambert.].

Le projet vise à une prise en compte la plus globale possible des problèmes de précarité

La stratégie retenue vise à réduire la précarité en renforçant, d’une part, les capacités individuelles (en termes de compétences techniques, de moyens de production, de confiance et d’intégration sociale) et, d’autre part, en organisant des coopératives réellement fonctionnelles, capables d’offrir des services adéquats a leurs membres et de les appuyer par des mécanismes de solidarité.

Les actions du projet visent à augmenter et diversifier les productions animales et végétales des exploitations familiales et ainsi en améliorer les revenus, et renforcer l’empowerment [prise en charge individuelle] des bénéficiaires du projet pour qu’ils retrouvent estime et confiance en eux.

Les actions conduites peuvent être regroupées en 4 grandes catégories :

  • les actions de nature psychosociale qui visent à faire sortir les ménages de leur isolement et à leur permettre de recouvrer leur dignité (153 réunions, 492 actions de solidarité, tontines, 2280 visites à domicile en accompagnement psychosocial rapproche, travaux communautaires.. .) ; groupements pré-coopératifs
  • les actions visant la sécurité alimentaire et la génération de revenus (crédit rotatif bétail, travaux de lutte antiérosive, intensification et diversification des productions végétales et animales, augmentation des superficies agricoles par la location ou l’octroi de parcelles cultivables pour les groupements pré-coopératifs [photo]) ;
  • l’éducation (santé et hygiène, éducation nutritionnelle, culture de la paix ...) et le renforcement des compétences (en techniques agricoles et d’élevage . . .) : 49 réunions de sensibilisation, 13 séances de formation théorique, 29 sessions de formation et démonstration ;
  • la structuration progressive des bénéficiaires en groupements solidaires, puis en pré-coopératives et, enfin, en coopératives. Ce volet inclut les renforcements du niveau organisationnel (vie et principes coopératifs, gestion, services aux membres…).

Toutes ces actions sont soutenues par un suivi et des appuis-conseils de proximité (encadreurs-relais et accompagnateurs sociaux) et par des actions de plaidoyer des responsables du projet auprès des instances locales (obtention d’intrants et matériaux, de parcelles dans les marais ...)

Des compétences renforcées pour l’équipe locale du projet

Le fait de renforcer systématiquement et directement l’équipe du projet (formations aux droits humains et a l’accompagnement psychosocial des personnes traumatisées) plutôt que de faire appel à des formateurs extérieurs permet aux assistantes sociales et aux agronomes de maitriser l’encadrement des bénéficiaires. Ainsi que l’équipe du projet parvient à s’approprier l’ensemble des thèmes du projet, à transmettre à une population très vulnérable parfois rétive aux changements.

Nouvelles de Ganshoren

 Commune hospitalière : Adolphe Nysenholc, enfant sauvé en 1942-45

A Ganshoren, la tradition d’accueil par les citoyens est ancienne, avant le Parc Maximilien d’aujourd’hui, avant le génocide au Rwanda de 1994, et avant l’asile des réfugiés chiliens de 1974.

plaque Catherine et Josse Verleyen-Van Heymbosch Ce 30 mai, une plaque a été inaugurée au 24 rue De Cock (la rue qui descend au long de l’Athénée), rappelant l’action héroïque de 2 citoyens de Ganshoren, Catherine et Josse Verleyen-Van Heymbosch, qui y ont caché de 1942 à 45 un jeune enfant juif, Adolphe Nysenholc, le sauvant de la Shoah.

La plaque a été inaugurée par l’intéressé même, homme de culture et de dialogue (cf fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Nysenholc )

PLUS FORT QUE LA HYENE, de Joseph NDWANIYE

Un livre qui raconte l’histoire d’un enfant atteint de drépanocytose. Il sera présenté aux enfants, aux parents (et grands-parents) le dimanche 17 juin à 15h à La Villa

Joseph Ndwaniyé Joseph Ndwaniye : Les sympathisants du Jumelage connaissent déjà Joseph Ndwaniye, cet écrivain belgo-rwandais habitant Ganshoren, qui a si bien décrit son pays natal dans ses deux premiers romans, ’La Promesse faite à ma Sœur’ et ’Le Muzungu mangeur d’hommes’, repris au panneau 12 de la Promenade de la Solidarité Nord-Sud (au coin de la rue Sorensen et de la rue Beeckmans).

Joseph Ndwaniye est aussi un infirmier spécialisé en oncologie et travaille à l’hôpital universitaire Saint-Luc de Bruxelles. Il a un excellent contact avec les enfants et se soucie du développement de l’Afrique où il est né.

La drépanocytose : c’est l’une des maladies génétiques les plus répandues dans le monde mais aussi la moins connue du grand public. Elle affecte les globules rouges, les cellules de notre sang qui servent à transporter l’oxygène des poumons vers les organes. Cette maladie est particulièrement fréquente en Afrique subsaharienne (noire), autour de la Méditerranée et en Inde. Mais elle est aussi présente en Europe, en Amérique du Nord, du Sud et ailleurs dans le monde.

‘Plus fort que la hyène’ est un conte qui parle du lien entre un grand-père et son petit-fils Gato, et qui s’adresse directement aux enfants touchés par cette maladie ainsi qu’à leur famille. Le conte permet ainsi à Joseph NDWANIYE d’échanger avec le lecteur sur les manifestations et traitements actuels de cette maladie. Il permet le questionnement des uns et des autres. Le parcours de cet enfant nous fait prendre conscience de la force en chacun de nous pour combattre la maladie.

Joseph Ndwaniye viendra présenter son livreà la Villa, le dimanche 17 juin, à 15h,au cours d’une après-mididestinée aux enfants, parents et grands-parentsavec animation et possibilité de goûter

(entrée libre, goûter payant crêpe+boisson 3 €,réservation souhaitée au 02 / 427.68.53)

PLUS FORT QUE LA HYENE {JPEG}

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